Scan 143
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1un vrai plaisir de répondre à tous ceux qui le consulteront sur leurs instruments et sur les principes. Trop longtemps l’ignorance et le charlatanisme ont couvert leurs opérations d’un voile mystérieux, comme pour retenir les musiciens dans une éternelle enfance. On dirait qu’il y a une convention tacite parmi les hommes du métier pour empêcher que leurs secrets ne transpirent, et ne cessent d’être pour eux une branche de commerce. Il ne sera point de moitié dans leur discrétion. Il propagera leurs principes, il les inspirera à son élève, et, s’il se peut, il les éternisera. C’est sa manière; il n’en aura jamais d’autre.
3Au surplus, pourvu qu’il soit utile et obtienne l’approbation des vrais connaisseurs, que lui importent les clabauderies et le bavardage de tous les autres? Ne pouvant l’accuser d’infidélité dans l’imitation, l’accuseront-ils de plagiat ou d’esclavage? Diront-ils qu’il s’astreint trop puérilement à copier, à limer, à polir? A sa place, ma réponse serait toute prête: Mille routes mènent à l’erreur, une seule à la vérité; et si cette sentence philosophique est pour eux de l’hébreu ou du syriaque, il pourra ajouter que la perfection, qui est une comme la vérité, ne permet pas le moindre écart dans les règles fondamentales; que la servilité consiste à copier indistinctement les qualités et
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