Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 150

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1que lorsqu’ils sont dignes des musiciens et de lui-même ?
3Il y a mieux : la bonté totale d’un instrument, dont l’essence est d’être jouable, résulte du concours des accessoires avec le fond ; et la main musicienne qui le met en exercice ne saurait rectifier complètement, même les défauts accidentels. Tout ou rien ; bon violon, bonnes cordes, bon archet, ou point de musique. Trois conditions également essentielles : qu’une seule manque, toute manque à la fois, et le plus délicieux Crémone n’est plus qu’un misérable Mirecourt. Bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu.
5Par bonheur nous avons tout sous la main, sans bouger de place. Qu’avons-nous à désirer pour être au complet ? D’excellents violons ? Les meilleurs luthiers sont dans nos murs. D’excellentes cordes ? Naples nous en envoie pour notre argent. D’excellents archets ? Nous sommes à la source. N’avons-nous pas en France, à Paris, le Stradivarius du genre, le créateur du modèle, l’homme unique, connu dans toute l’Europe pour le plus habile faiseur qui soit au monde ; ce fameux Tourte le jeune, qui, depuis vingt ans, a porté l’art de les fabriquer à un point de perfection inimité jusqu’à présent, et peut-être inimitable, soit pour la fixité de l’équilibre, soit

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