Scan 166
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
4 lines. Read by computer on 30 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1invalides qui, dans le lieu habituel de leur résidence, seraient de vrais incurables, s’accommode assez bien de l’exercice et du régime. La chose est d’ailleurs facile à concevoir; car c’est dans la capitale qu’abondent les remèdes, et ce n’est guère que là qu’on rencontre des docteurs, surtout en lutherie.
3Je m’étais fait une loi de m’abstenir de toute citation; mais, en vérité, je ne puis résister au plaisir de nommer, entre autres, un homme d’un rare mérite, qui, avec un talent très-prononcé pour toutes les parties de l’art, s’est attaché spécialement à remettre sur pied, à rajeunir ces centenaires décrépits, et à les rétablir dans leur première fraîcheur: c’est le sieur Namy. De tous les points de la France, les instruments caducs des autres siècles affluaient dans sa boutique, comme dans un hospice de vieillards, et se rangeaient à la queue pour être traités par lui, et décidément par lui seul. Il est clair que leur tour devait venir lentement, car à grand’peine pouvait-il suffire à toutes les commandes; mais enfin… enfin… il venait; et la certitude de la convalescence faisait oublier les douleurs de l’expectative. Oh! pour celui-là, s’il avait la vogue (et il ne l’a pas perdue), au moins il en était digne, et sa renommée n’est pas un larcin; ses preuves sont faites depuis un quart de siècle, et même elles se
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.