Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 165

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1cipe que j'avançais d'abord, savoir que la restauration parfaite du vieux est, encore plus que la facture du neuf, la pierre de touche du vrai talent ; et qu'enfin, si elle est le triomphe de l'art, elle est en même temps l'écueil de l'ignorance. Les menuisiers provinciaux n'entendent rien à tout cela. Des violons, des altos, des violoncelles, bons ou mauvais, vieux ou neufs, grands, petits ou moyens, sont pour eux de la boiserie, et rien de plus. Ils vous les empoignent d'un bras si nerveux, si rustique, avec un air d'hostilité si effrayant, que, sans leur supposer des desseins destructeurs, on voit assez clairement du moins qu'ils ne sont pas au fait de manier la dentelle. Vous diriez qu'ils les mesurent à vue de pays, et qu'ils les toisent avec des instruments d'arpentage ; ils les ratissent net comme des planches de bateaux ; ils les emboîtent comme des alcôves, avec cette différence qu'ils leur font grâce du maillet et des clous. En un mot, leur manière d'opérer est vraiment formidable. Aussi les collectionnaires vétilleux et craintifs prennent-ils très-prudemment le sage parti de faire voyager leurs antiques, qu'ils envoient prendre l'air de Paris, comme nos Hippocrates de Paris nous envoient, nous autres citadins épuisés, respirer l'air de la campagne. L'expérience démontre qu'effectivement la santé délabrée de ces précieux

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