Scan 215
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1de la table. Enfin, l’arrivée de Tarisio à Paris faisait alors événement et provoquait cette émotion que les curieux peuvent seuls connaître.
3Avant lui, un nommé Turina s’était livré à ce genre d’industrie et avait vendu à Gand père, à Thibout et à Aldric quelques instruments italiens (1824-1828).
5Tarisio a apporté en France presque tous les beaux Stradivarius, Guarnerius (Joseph), Bergonzi, Montagnana et Rugger, en réputation. Malheureusement, ces précieux spécimens ont passé depuis en Angleterre, du moins en grande partie.
7M. Chanot nous a parlé plus d’une fois avec admiration d’un inestimable violon de Guarnerius (Joseph) que lui vendit Tarisio, et qui avait encore sa touche, ses chevilles, sa poignée et sa barre d’origine. Cet instrument, très-épais en bois, n’avait jamais été détablé. Il fut acheté par M. de Kermoisant, qui, nous le croyons, le possède encore.
9Depuis Turina et Tarisio, beaucoup de voyages ont été entrepris en Italie dans le même but. Ils n’ont pas été couronnés d’un égal succès : il est vrai qu’il n’y avait plus
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