Scan 51
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1l’œil d’une manière si flatteuse, et qui, sans être conséquente pour le son, est aussi difficile à tourner régulièrement, qu’étant bien faite, elle est digne de terminer et de couronner le tableau. Que de détails intéressants je supprime encore et à regret, de peur d’allonger à perte de vue une énumération déjà trop fatigante à la lecture!
3Voilà effectivement, du moins en abrégé, les éléments constitutifs du Violon, et cependant ce n’est pas encore lui, puisqu’il manque à l’ensemble la partie la plus essentielle, qui seule peut lui donner une énorme valeur. Quel avantage aurait-il sur la clairette Mandoline, si, comme elle, il n’obéissait qu’au mouvement convulsif d’une plume sèche? Si au contraire le pincement des doigts était nécessaire pour l’attaquer, combien, avec ses cordes plus rares, plus tendues et plus courtes, ne serait-il pas inférieur au Sistre, à la Guitare, et surtout à la Harpe?
5Quelle est donc cette partie essentielle qui n’est qu’intégrante, et est plus que le tout; qui se détache du coffre harmonieux, et fait corps avec lui? Quel est cet agent principal qui, moteur électrique, plane despotiquement, tient en respect et soumet à ses ordres l’air, le bois et les cordes; ébranle, dilate et met en jeu les facultés sonores, et qui, faisant vibrer tous les sons qu’il
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