Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 73

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1rend les sons aigus et criards, sans être toutefois de ces bois usés, piqués de vers et morts de vétusté, lesquels ne donneraient que des sons d'un faux moelleux, sans fraîcheur et sans vie. Les bois mâles ne sont pas assez liants. Il n'y a de bons à employer que les bois femelles. Les fils du sapin ne doivent être ni trop fins ni trop gros, mais parfaitement droits dans toute leur longueur, sans se recourber sur la côte des bords, car dans ce dernier cas ils donneraient un son trouble et louche qui tiendrait un peu de la sourdine. A l'égard du fond, les bois à œil de perdrix, tels qu'on en fait usage pour les beaux chevalets émaillés, seraient sans doute plus favorables à la répercussion du son que les bois très-fortement et très-largement ondés, qui par cette raison sont d'une coupe très-difficile et d'une dureté trop inégale; mais comme l'aspect de ceux-ci est bien plus flatteur, peut-être faut-il passer aux amateurs cette petite faiblesse, pourvu du moins que dans le violon ces matériaux des fondements aient d'ailleurs toutes les autres qualités, et ne soient point sujets à se déjeter. Les Italiens surtout s'attachaient singulièrement à choisir comme il faut les bois qu'ils mettaient en usage, et c'est à ce choix exquis, plus encore qu'à l'ancienneté de la facture, que leurs instruments sont redevables de ce velours de son qui les distingue, tan-

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