Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 72

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

4 lines. Read by computer on 30 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1obstacle à celle de l'air qu'il s'agit de fournir. La nécessité d'économiser ce volume d'air entre quatre cordes dont chacune veut donner deux octaves, sans même compter les dièzes et les bémols, en est un autre plus grand encore; car il n'en faut ni trop ni trop peu. Sa rareté ou sa surabondance sont deux écueils entre lesquels le luthier est sans cesse contraint de louvoyer, et il n'a pour boussole que son compas. S'il n'est sur ses gardes, il heurte et se brise, son talent se noie et s'engloutit, tout est perdu; les sons bouchés se taisent, les sons ouverts crient, l'oscillation s'arrête, l'équilibre se rompt, tout le système porte à faux: le Violon est manqué. Tant il est vrai que le calcul de l'air est indispensable, et que le pèse-fluide doit être tout à la fois dans la tête et dans la main de l'artiste pour assurer infailliblement le succès de ses opérations!
32° Le choix des bois qui entrent dans un instrument est aussi d'une haute importance. Le sapin et le plane ou l'érable doivent avoir fait leur effort et ne plus travailler. Si l'air les tourmente encore avant leur emploi, à leur tour ils se vengent de l'air quand ils sont débités, et le son se sent immanquablement de cette récrimination. Ils doivent donc être très-mûrs et très-vieux; secs par nature et non par artificé, dépouillés par le temps seul de cet excès de séve qui

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.