Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 71

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1C'est qu'en général la difficulté de la construction s'accroît en raison directe de la simplicité du physique et de la complication des effets. Le facteur de ces instruments volumineux est parfaitement à son aise : rien ne le contrarie ; il régente l'air et les sons à volonté ; il en prend la mesure, comme le tailleur celle d'un habit ; chaque note a la quantité d'air qui lui convient. Si les tons montent ou descendent, le corps de la table se rapetisse ou s'allonge ; autant de cordes, autant de sons très-distincts et tout faits ; pas une note ingrate ou bouchée ; toutes les issues s'ouvrent au passage de l'air ; et comme la forme très-favorable de ces instruments, d'autant moins susceptibles de défectuosités qu'ils sont plus diffus, se prête d'elle-même à la perfection, il n'y a point d'obstacles à surmonter pour fixer la régularité de l'air ; ou, s'il en existe quelques-uns, tous les combats pour y réussir sont comme nécessairement des succès et des victoires.
3Mais à l'égard du Violon, c'est autre chose. Borné par un bref et symétrique modèle, le luthier n'a ni les mêmes ressources, ni le même espace. Plus la forme est simple et courte, plus le travail est compliqué. Il faut que de longues combinaisons préparent la main-d'œuvre, et l'art doit à chaque instant dompter et enchâîner la nature. L'égalité de la surface est déjà un terrible

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