Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 70

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1organisés, contrefaits, et quelquefois monstrueux. En se refoulant au dehors avec trop de prestesse, ils s’enchevêtrent et s’épointent; en s’accroupissant, ils creusent et se confondent; ils prennent une teinte sèche, sépulcrale, cadavreuse, qui les rendrait hideux s’ils avaient des couleurs. Dans ce chaos de l’air et des sons tout se mêle et s’embarrasse, rien ne s’articule. L’archet ordonne et n’est pas obéi : le musicien se désole, et ses continuels murmures sont la juste satire et la condamnation du fabricateur, qui seul est en défaut, quand souvent il ne s’en doute pas. En voulez-vous la preuve? Détablez le Violon, et vous verrez qu’il a été fait sans la moindre façon, ou, comme on dit, ex aequo et bono, et que la supputation du volume aérien n’a point présidé à sa construction. Je sais que très-peu de personnes tiennent compte à un luthier de ce calcul, dont la parfaite exactitude assure la bonté d’un Violon; mais il n’en est pas moins vrai que cette estimation très-précise fait presque toute la valeur de l’ouvrage, et suppose essentiellement le mérite d’une grande difficulté vaincue.
3Pourquoi, par exemple, quoi qu’en dise l’ignorance, est-il bien moins aisé d’établir un excellent Violon qu’un excellent Clavecin, un excellent Piano, une excellente Harpe, etc., etc.?

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