Scan 80
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1voient se fixer sur les parties nobles, et ne vous délivrent d’un utile cautère qu’en vous procurant une fluxion de poitrine.
3Avec un peu d’attention, ils sauraient que les notes diatoniques ont une gravité spécifique qui dans un Violon porte à l’âme, qu’elles agitent l’air avec plus de force dans la moitié de la table qui n’est que suspendue, que de cette commotion partielle résulte dans tout le corps sonore un frémissement électrique; en sorte, par exemple, que si les épaisseurs sont trop minces, la vibration s’arrête et les notes se roidissent. Alors ils sentiraient davantage le besoin de consulter les propriétés respectives de la table et du fond, l’utilité infinie de l’âme et de la barre, ainsi que les immenses ressources qu’ils peuvent en tirer pour obtenir enfin, sur la matière des épaisseurs, les éclaircissements qui leur manquent. Mais, faute de physique et de calcul, tout est à rebours dans leurs opérations mal assurées : leurs Violons font peur à entendre ; le fond et la table se contra-rient; il y a du frissonnement où il faudrait de la résistance et où les parties rétives devraient trembler ou frémir. Le galimatias est effroyable : la gauche sonne au préjudicè de la droite, et la droite au préjudice de la gauche; les sons ouverts sont étouffés; les sons ingrats, dont la respiration demanderait à être interceptée, expirent
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