Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 32

Une famille de grands luthiers italiens. Les Guarnerius, 1909

4 lines. Read by computer on 24 September 2026. Printed page 26. See the scan on archive.org.

1talent remarquable, qu’il produisit en grande quantité non seulement des violons, mais des altos et des violoncelles, et que ses violons, sans approcher de la valeur commerciale de ceux de son cousin, l’autre Joseph, n’en atteignent pas moins aujourd’hui, où ils sont particulièrement recherchés, un prix très élevé. Pour le distinguer de ce dernier, on le désigne généralement, en lutherie, sous le nom de « Joseph, fils d’André ». C’est encore à George Hart, qui a très bien apprécié son talent et analysé sa facture, que je vais avoir recours pour le faire connaître : — « Ce maître, dit-il, a montré plus d’originalité qu’Andrea. Ses premiers travaux impliquent un esprit de recherche qui le conduit dans la suite à construire des instruments d’un type absolument distinct de ceux de son père. La ligne des contours est particulièrement remarquable. La forme de l’instrument se redresse vers les milieux pour s’élargir rapidement à partir du centre, évolution qui produit une courbe d’une élégance exquise, dont Giuseppe Guarneri del Gesù semble s’être pénétré, car il s’est assimilé cette forme en la perfectionnant… Les instruments de ce vraiment grand artiste s’écoulent rapidement dans toutes les parties de l’Europe, et leur valeur est de beaucoup augmentée. Il a fait des violons, des altos et des violoncelles ; ces derniers sont aujourd’hui très rares. Les bois de ses violons et de ses altos sont de différentes qualités, mais en général très beaux. Le bois de ses violoncelles est au contraire tout uni, et la main-d’œuvre en est un peu négligée. Il semblerait qu’il n’eût qu’un goût douteux pour les instruments de grandes dimensions et qu’il ait volontiers plus consacré son temps aux instruments plus petits, qui sont des modèles d’un travail très soigné. »
3Cette dernière réflexion ne s’applique pas toujours avec justesse, et certains au moins des violoncelles de Joseph Ier sont d’un prix inestimable. Je signalerai particulièrement celui, daté de 1709, qui appartenait naguère au regretté Jules Delsart, dont, durant vingt années, la classe au Conservatoire fut si brillante. Cet instrument superbe, d’une sonorité pleine de vigueur et d’éclat, aussi remarquable par sa beauté que par l’ensemble de ses qualités artistiques, fit à Londres l’admira-

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.