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Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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11827. — 6° Libella, grand opéra, à Dresde, 1828, gravé en partition pour le piano, à Leipzick, chez Hofmeister. — 7° Die Felsenmühle zu Etalieres (Le Moulin du rocher), à Dresde, 1829, gravé en partition pour le piano ; à Bonn, chez Simrock. — 8° Turandot, opéra romantique, à Dresde, en 1835. — 8° (bis). Adèle de Foix, opéra en trois actes, à Dresde, en 1841. — 8° (ter) Der Schiffbruch der Medusa (Le Naufrage de la Méduse), opéra en trois actes, à Dresde, en 1846. — II. MUSIQUE RELIGIEUSE. — 9° Messe solennelle, à Munich, 1822. — 10° Idem, à Dresde, 1827. — 11° Trois motets à quatre voix ; Leipzick, Breitkopf et Härtel. — 12° Le 66e Psaume : Deus misereatur nostri, op. 82, en partition ; Dresde, Thiemé. — 13° Hymne : Es ist ein haschlich Ding, etc., à quatre voix chorales et orchestre, op. 105 ; en partition, Meissen, Gœdsche. — 14° Freude am Dasein, hymne pour un chœur d'hommes, op. 129 en partition ; Berlin, Trautwein. — 15° Hymne tirée du 1er Psaume, op. 129, en partition ; ibid. — 16° 3me Messe solennelle, en la, à 4 voix et orchestre ; Augsbourg, Boehm. — 17° 4me Messe solennelle (en mi bémol) ; Vienne, Diabelli. — 18° 5me Messe (facile) pour la campagne, sous le titre de Landmesse, à 4 voix, orchestre et orgue ; Augsbourg, Boehm. — 19° 6me Messe solennelle (en ré mineur), à 4 voix et orchestre, dont Reissiger m'a donné la partition manuscrite, à Dresde, en 1849. — 20° Hymne tirée du 23e Psaume, pour un chœur de voix d'hommes, op. 177 ; Berlin, Trautwein. — 21° Vêpres complètes à 4 voix et orchestre, exécutées à Dresde, en 1833. — 22° Salve Regina, à 4 voix et orchestre, exécuté en 1837 à Leipzick, dans un concert du Gewandhaus. — III. MUSIQUE INSTRUMENTALE. — 23° Symphonie à grand orchestre (en mi bémol), op. 120, Berlin, Schlesinger. — 24° Ouverture, id., op. 128 ; Leipzick, Peters. — 25° Premier quatuor pour 2 violons, 2 altos et violoncelle, op. 90 ; ibid. — 26° Trois quatuors pour 2 violons, alto et violoncelle, op. 111 ; ibid. — 27° Quintette pour piano, 2 violons, alto et basse, op. 20 ; Paris, Farrenc. — 28° Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle, op. 29 ; Bonn, Simrock. — 29° Idem, op. 70 ; Berlin, Schlesinger. — 30° 3me idem, op. 108 ; ibid. — 31° 4me idem, op. 135 ; ibid. — 32° 5me idem, op. 141 ; ibid. — 33° Grand trio pour piano, violon et violoncelle, op. 25 ; Paris, Farrenc, op. 33, ibid. ; op. 40 ; Leipzick, Hofmeister ; op. 58, Leipzick, Kistner ; op. 75, Bonn, Simrock ; op. 77, Leipzick, Peters ; op. 85, ibid. ; op. 97, ibid. ; op. 103, ibid. ; op. 115, ibid. ; op. 123, ibid. Ces trios sont au nombre de douze. — 34° Duos pour piano et violon, op. 45, ib. ; op. 94 ; Berlin, Schlesinger ; idem pour piano et clarinette, op. 130, Dresde, Paul. — 35° Sonates pour piano à quatre mains, op. 65 ; 66 ; Dresde, Paul. — 36° Sonates pour piano seul, op. 22, 41, 95 ; Leipzick, Probst ; Hambourg, Schubert. — 37° Rondos pour piano seul, op. 21, 30, 31, 36, 37, 39, 47, 51, 55, 57, 58, 59, 64, 78, 83 ; Vienne, Berlin, Leipzick, Bonn, Paris. — 38° Quelques œuvres de variations ; ibid. — 39° Quelques pièces séparées ; ibid. — 40° Concertino pour flûte et orchestre, op. 60. — 41° Concertino pour clarinette et orchestre, op. 63. — 42° Quatrième quatuor pour 2 violons, alto et violoncelle, op. 155 ; Dresde, Paul. — 43° 5me idem, op. 179 ; Berlin, Schlesinger. — 44° Un très-grand nombre de Lieder et de chants de tous genres, formant soixante-dix recueils.
3Une valse de Reissiger pour le piano a été publiée en France sous le titre de Dernière pensée de Weber, et par cette supercherie a obtenu un succès de vogue ; car pour le peuple moutonnier des amateurs de musique le mérite d'un ouvrage est en raison de la popularité du nom de l'auteur. En dépit des réclamations de l'éditeur qui avait publié depuis longtemps l'œuvre de Reissiger d'où ce morceau est tiré, on ne continuait pas moins à la répandre dans le public sous son faux titre. Reissiger s'en est expliqué lui-même dans une lettre du 7 octobre 1846 à M. Théodore Parmentier (voyez ce nom), où se trouve ce passage : « La dernière pensée de Weber, éditée en Allemagne, et aussi à Paris, peu de temps après la mort du célèbre Weber, vers la fin de 1826, n'est autre chose (ainsi que je l'ai plusieurs fois fait connaître dans les publications musicales du temps) que l'une des valses composées par moi, en 1823, et éditées en 1824, par Peters, à Leipzick, sous le titre de Douse Val ses brillantes pour le piano, op. 62. L'éditeur Peters a aussi décliné ce fait, il y a dix ans, dans les papiers publics, et il en est résulté qu'on intitule aujourd'hui la valse en question : Valse de Reissiger, dite Dernière Pensée de Weber. Je ne sais comment il se fait que l'on a utilisé de cette manière l'une de mes valses ; mais il est certain que cela a été une spéculation de marchands de musique, et une véritable fraude. Mon ami Weber m'avait souvent entendu jouer moi-même cette valse, en 1813, à Leipzick ; je sais aussi qu'elle lui plaisait beaucoup et qu'il la jouait souvent. Je ne sais s'il l'a jouée à Paris, mais cela est probable. »
5Reissiger était membre d'un grand nombre de sociétés musicales, et avait reçu de plusieurs rois et princes des témoignages de distinction. Il

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