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Scan 358
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1RUFFO — RUGGI
3trième livres de ces madrigaux parurent dans la même ville, en 1553-1560, chez Antoine Gardane; la troisième édition des quatre livres a été publiée chez le même en 1562; le second livre a été réimprimé chez les héritiers de Scotto, en 1584, in-4° obl.; le quatrième livre a été réimprimé sous ce titre: Opera nuova di musica intitolata Armonia celeste, nella quale si contengono 25 madrigali pieni d’ogni dolcezza e soavità musicale. Quarto libro di madrigali a 5 voci, ibid., 1563, in-4° obl. — 5° Madrigali cromatici a 6, 7 e 8 voci, con la gionta di cinque cansioni a diversi voci; novamente di lei suoi proprii esemplari corretti. In Venetia app. Geronimo Scotto, 1554, in-4° obl., ibid., 1554, in-4°. — 6° Madrigali cromatici a 5 voci, ibid., 1555, in-4°. Trois autres livres de ces madrigaux, d’un genre nouveau alors, ont paru en 1557, 1558 et 1560, in-4°. — 7° Salmi soavissimi e devotissimi a 5 voci. A Venise, chez l’héritier de Jérôme Scotto, 1574. Il y en a une 2ème édition, ibid., 1579, et une troisième, ibid., en 1588. — 8° Magnificat brevi a 5 voci con li otto falsi bordoni; ibid., 1578. Antoine Barré a imprimé quelques-uns des madrigaux de Ruffo dans le recueil intitulé : Primo libro delle Muse a 4 voci. Madrigali ariosi di Antonio Barré, et altri diversi autori; Rome, Ant. Barré, 1555, in-4°.
5Un autre Ruffo (Alexandre), compositeur italien, vécut dans le même temps : je crois qu’il était de Milan. Il serait possible que le premier livre de madrigaux à 5 voix, publié dans cette ville et cité par Gesner (Bibl. univ., lib. VII, tit. 7), fût d’Alexandre Ruffo, et nom de Vincent.
7RUGARLI (GASPARD), très-bon organiste et compositeur de musique d’église et de théâtre, naquit à Colorno, en 1767. Fils d’un maître de chapelle, il apprit sous sa direction les principes de la musique, puis étudia deux années chez François Fortunati, et enfin acheva de s’instruire dans l’école du P. Mattei, à Bologne. Admis au service de la cour de Parme, il mourut dans cette ville, le 27 octobre 1799. On connaît de sa composition un opéra intitulé : l’Isola disabitata, des messes et des motets.
9RUGERI ou RUGERIO (PIERRE-JACQUES), de Crémone, n’était pas de la même famille que ceux qui ajoutent à leur nom la syllabe per. Il pratiqua la lutherie et fut élève de Nicolas Amati, ainsi qu’il le déclare par le billet placé dans un bon violoncelle sorti de ses mains, qui a appartenu au violoncelliste Levasseur aîné (voyez ce nom), et qui porte la date de 1714.
11RUGERI (JEAN-BAPTISTE), surnommé il Buono en Italie, fut un autre très-bon luthier.
13Il naquit à Bologne, et se fixa à Brescia. Pendant un certain nombre d’années, il travailla en association avec Jérôme Amati, fils de Nicolas, comme on le voit par leurs noms unis dans leurs instruments. Je connais de Rugeri (Jean-Baptiste) un alto daté de 1647, un violon de 1658, et un violoncelle de 1663.
15RUGERI (PIERRE-JACQUES), fils de Jean-Baptiste de Bologne, ne doit pas être confondu avec celui de Crémone, qui a les mêmes prénoms. Il naquit à Brescia vers 1675. Il travailla dans cette ville, depuis 1700 jusqu’en 1720.
17RUGERIO (FRANÇOIS) ou RUGERI, appelé Ruger, dans le patois de Crémone, bon luthier de cette ville, vécut dans le dix-septième siècle et devint élève de Nicolas Amati, dont il fut le plus exact imitateur. Ainsi que la plupart des membres de sa famille, il ajoutait à son nom la particule per. On connaît des violons sortis de ses ateliers depuis 1670 jusqu’en 1692.
19RUGERIO (JEAN-BAPTISTE), né également à Crémone, était parent de François, et ajoutait aussi à son nom la syllabe per, ce qui le faisait distinguer de Jean-Baptiste Rugeri de Bologne, autre luthier dont est il parlé précédemment. J’ai vu de Jean-Baptiste Rugeri de Crémone un bon violoncelle qui portait la date de 1692.
21RUGERIO (VINCENZO), de la même famille, et peut-être frère des deux précédents, fut aussi luthier à Crémone et fabriqua particulièrement des altos et des violoncelles. Il travailla depuis 1700 jusqu’en 1730. Ses instruments sont estimés.
23RUGGERI ou RUGGIERI (JEAN-MARTIN), compositeur vénitien qui florissait vers la fin du dix-septième siècle et au commencement du dix-huitième, a donné au théâtre : 1° Marianne, 1696. — 2° Clotilde, 1696. — 3° La Sagga Pazzia, 1698. — 4° Milziade, 1698. — 5° Amar per vendetta, 1702. — 6° Arato in Sparta, 1709. — 7° Armida abbandonata, 1710. — 8° L’ingannatore ingannato, 1710. — 9° La Gare di politica e d’amore, 1711. — 10° Arsinoe vindicata, 1712. Ses œuvres imprimées sont les suivantes : 1° Scherzi gentili ridotti a regola armonica in dieci sonate da camera a tre, cioè due violini e violone o combalo; Venise, 1690, in-4°, op. 2. — 2° Suonate da chiesa a due violini e violone o tiorbo con il suo basso continuo per l’organo; Venise, 1693, in-4°, op. 3. — 3° Suonate da chiesa a due violini e violoncello, col suo basso continuo per l’organo, op. 4; Venise, 1697, in-4°. — 4° 12 Cantate, con e senza violini, op. 5; Venise, 1706.
25RUGGI (FRANÇOIS), compositeur dramatique
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