Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 404

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

8 lines. Read by computer on 3 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1Pescaria. Ayant perdu son père peu de jours après sa naissance, il fut admis, à l'âge de sept ans, dans la maison des orphelins, où il fit ses études latines, montrant les plus heureuses dispositions pour la musique : il devint élève de Jannaconi (voyez ce nom). Ce dernier prit tant d'affection pour lui, que lorsque Santini fut entré au collège Salviati, cet excellent maître continua de l'instruire gratuitement. Dès ce moment, Santini comprit qu'un des meilleurs moyens d'augmenter ses connaissances dans l'art d'écrire, consistait à copier les œuvres des grands maîtres, et ses travaux en ce genre, qui n'ont pas cessé pendant plus de cinquante ans, lui ont fait recueillir une des plus belles collections d'ancienne musique classique qui soient au monde. Sorti du collège, le 31 juillet 1798, il fit ses études de philosophie et de théologie, et fut ordonné prêtre à la fin de mai 1801. Ayant pris l'habitude d'aller chanter dans quelques églises de Rome les offices en musique, il acquit la connaissance des anciennes notations dans lesquelles sont écrites les compositions des maîtres du seizième siècle. A cette époque de sa vie, il étudia le contrepoint jusqu'à huit voix réelles sous la direction de Jannaconi ; et Jean Guidi, organiste de Sainte-Marie-in-Trastevere, lui enseigna l'accompagnement de l'orgue.
3Plus de cinquante années se sont écoulées pendant lesquelles l'abbé Santini s'est occupé sans relâche à rassembler une collection des plus beaux ouvrages des maîtres de toutes les écoles anciennes et modernes, particulièrement dans les styles ecclésiastique et madrigalesque ; à mettre en partition des compositions anciennes dont on ne possédait que les parties séparées, et à copier, dans les bibliothèques publiques ou particulières, ce qu'il ne pouvait se procurer à prix d'argent. Déjà, en 1820, M. Santini publia la notice de sa collection, sous le titre de Catalogo della Musica esistente presso Fortunato Santini in Roma; Rome, 1820, in-12 de quarante-six pages, renfermant l'indication abrégée de plusieurs milliers d'articles ; mais depuis lors, cette collection s'est triplée. J'en possède le catalogue manuscrit in extenso. Entretenant une correspondance avec les musiciens érudits des principales villes de l'Europe, Santini leur fournissait des copies de ses trésors sans autre rétribution que celle du copiste. Aussi modeste qu'obligeant, ce digne homme prenait peu de soin pour faire connaître ses propres compositions, parmi lesquelles j'ai vu des motets à cinq, six et huit voix réelles fort bien écrits, et d'un bon style. L'Académie royale de chant de Berlin l'a nommé l'un de ses membres honoraires : le même honneur lui a été rendu par l'Académie philharmonique de Rome, et par la congrégation de Sainte-Cécile de la même ville. Après la mort d'une sœur qui avait passé sa vie près de lui, l'abbé Santini a vendu sa belle collection à un amateur, sous la condition d'en conserver l'usage pendant ses dernières années, et s'est retiré dans un couvent de Rome. M. Wladimir Stassoff, amateur russe de musique, après un séjour à Rome, dont une partie fut employée à l'examen de sa bibliothèque, a publié un écrit intéressant sur ce qui la concerne, sous le titre de : L'Abbé Santini et sa collection musicale à Rome ; Florence, 1854, gr. in-8° de soixante et dix pages.
5SANTINI (VINCENZO-FELICE), chanteur italien, particulièrement dans le genre bouffe, naquit à Parme, si j'ai bonne mémoire, en 1798, et parut pour la première fois sur la scène à Venise, dans l'Inganno fortunato de Rossini, en 1818. Morlacchi, l'ayant entendu, fut satisfait de sa voix, et l'engagea pour le théâtre de Dresde. Après y avoir chanté avec succès pendant plusieurs années, il eut un engagement pour le Théâtre Italien de Paris, et y débuta en 1828, dans le rôle de Figaro, du Barbier de Séville. Il possédait une belle voix de basse, dont les sons graves étaient surtout remarquables : il descendait jusqu'au contre-ré. Ses gestes trop multipliés, ses grimaces, le faisaient quelquefois tomber dans la caricature ; mais lorsqu'il voulait se contenter et donner du soin à son chant, il produisait de l'effet et se faisait applaudir à côté des excellents chanteurs qui se trouvaient alors à Paris. Le bel air de basse de la Zelmira de Rossini, par exemple, n'a jamais été mieux chanté que par lui. En 1834, il retourna en Allemagne et chanta avec succès au théâtre de Munich ; mais il mourut dans cette ville, au mois d'octobre 1836, à l'âge de trente-huit ans.
7SANTIS (JEAN DE), violoniste et compositeur napolitain, vécut dans sa patrie, vers le milieu du dix-huitième siècle. Il avait composé des concertos et des sonates pour le violon, dont Witvogel, d'Amsterdam, se procura des copies, et donna des éditions à l'insu de l'auteur. De Santis, en ayant vu par hasard des exemplaires, se mit en route pour la Hollande, dans le dessein de se venger de ce vol ; mais il mourut avant d'arriver au terme de son voyage. Les compositions gravées par Wit-

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.