Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 478

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1il alla s'établir à Wurzbourg, avec le titre de surintendant général; mais quelques singularités de ses opinions religieuses l'en firent chasser. Il se retira à Erfurt, où il mourut en 1635. Au nombre de ses écrits, on en remarque un qui a pour titre : Fröhliche Creuz-musica der Christen (Joyeuse musique de la croix du Christ); Nuremberg, 1620, in-8°. Gruber, qui indique cet ouvrage dans son Essai sur la littérature de la musique (Beyträge z. Litter. der Musik, p. 71), n'en sait pas connaître la nature : je crois que ce n'est qu'un titre bizarre donné à un livre qui n'a point de rapport avec la musique.
3SCHLICHTEGROLL (Adolphe-Henri-François DE), littérateur et philologue allemand, né le 8 décembre 1764, à Gotha, fit ses études dans cette ville, et les acheva à Jena et à Goettingue, puis fut professeur au gymnase de sa ville natale, sous-bibliothécaire du duc de Gotha, président et secrétaire de l'Académie de Bavière. Il mourut à Munich, le 4 décembre 1822, d'une attaque d'apoplectie. Au nombre de ses ouvrages se trouve le Nécrologe des Allemands (Nekrolog der Deutschen, Gotha, 1790-1806, en trente-quatre volumes avec les suppléments), qui renferment de bonnes notices sur plusieurs musiciens célèbres de l'Allemagne.
5SCHLICK (Arnold), organiste de la cour de l'électeur palatin, né en Bohême vers 1460, est auteur d'un recueil de cantiques à plusieurs parties en tablature pour l'orgue et le luth, vraisemblablement le plus ancien ouvrage de ce genre, car il est imprimé par Pierre Schöffer, un des inventeurs de l'imprimerie. Un exemplaire de cet ouvrage, à peu près introuvable, est à la Bibliothèque royale de Berlin ; il n'a pas de frontispice ; mais M. Ch. Ferd. Becker en a donné le titre d'après l'Histoire de l'imprimerie de C. Falkenstein (Geschichte der Buchdruckerkunst). Le livre est intitulé : Tabulaturen etlicher lob || gesang-und liedlein off die orgeln und lau || ten, ein theil mit zweien stimmen zu zwecken || und die dritt dartzu singen, etlich on gesangk || mit dreien, von Arnold Schlicken Pfalz = || grauschem Churfürstlichen.organisten || tabulirt, und in den Truck d'ursprungk = || lichen stat der truckerei zu Meintz wie hie || nach folgt voordnet (Quelques cantiques et petits chants en tablature pour l'orgue et le luth, dont plusieurs à deux parties en chantant la troisième, et les autres à trois parties sans chant, par Arnold Schlick, organiste de la cour princière palatine, et imprimés dans l'imprimerie primitive à Mayence, etc.) (1). Au dernier feuillet, on lit : Getruckt zu Mentz durch Peter Schöffer. Uff sant Matheis abent, Anno M. D. xij. (Imprimé à Mayence, chez Pierre Schöffer, le soir de Saint-Mathieu, dans l'année 1512), petit in-4° oblong de quatre-vingts feuillets, non compris trois feuillets contenant des lettres et l'index. Le volume commence par une lettre d'Arnold Schlick fils, datée du jour de Saint-Catherine 1511, par laquelle il prie son père de faire pour lui une collection de pièces pour l'orgue et pour le luth. Par sa réponse, datée du jour de Saint-André de la même année, Arnold Schlick père promet de satisfaire au désir de son fils, bien qu'il soit devenu aveugle. Dans cette même lettre, il blâme Sébastien Virdung (voyez ce nom), pour les fautes multipliées qu'il a trouvées dans un de ses ouvrages. Après cette lettre, on trouve un premier index des pièces d'orgue contenues dans le recueil, suivi d'un second index des pièces de luth ; puis viennent quelques vers satiriques en vieux allemand, lesquels sont dirigés contre le même Virdung. La première pièce en tablature est un Salve Regina. Arnold Schlick vivait encore en 1517, car c'est à lui qu'André Ornithoparcus (voyez ce nom) a dédié le quatrième livre de son traité intitulé : Musica activa Micrologus, etc., dont la première édition a été publiée dans cette année.
7Arnold Schlick fils a laissé en manuscrit un traité De Musica poetica, dont le manuscrit, autrefois possédé par Georges Prechau, a passé dans la Bibliothèque royale de Berlin, et dont une copie est dans la collection de la Société des Amis de la musique de l'empire d'Autriche à Vienne. Il y donne des exemples de la formation des partitions dans le moyen âge, par un système de tablature composé d'une portée de dix lignes sur lesquelles sont posées cinq clefs de sol grave, de fa, d'ut, de sol moyen et de ré. Les quatre parties de chant sont distinguées par des couleurs différentes, afin qu'elles ne soient pas confondues dans leurs croisements. La basse et le dessus sont écrites en notes rouges, l'altus est noté en couleur bleue et le ténor en noir. Le conseiller de Kiesewetter a donné une description de cette partie du manuscrit dans la trentetroisième année de la Gazette générale de musique de Leipzig (n° 23), avec une planche de fac-similé. L'ouvrage dont il s'agit a été commencé en 1535 et terminé en 1540.
9(1) L'orthographe du titre est ici conservée.

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