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Scan 227
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1du suivant, s'est fait connaître par les ouvrages dont voici les titres : 1° Six Lessons for the Organ, op. 1; Londres (S. D). — 2° Elegies and Glees, op. 2. ibid.— 3° 8 Canzonets for two sopranos voices, ibid.
3AYRTON (Edmond), docteur en musique, naquit en 1734, à Ripou, dans le duché d'York, où son père exerçait la magistrature. Destiné par ses parents à la carrière ecclésiastique, il fut placé au collège du lieu de sa naissance, où il passa cinq années ; mais, ayant montré de grandes dispositions pour la musique, on le confia aux soins du docteur Nares, alors organiste à la cathédrale d'York. Il était encore fort jeune lorsqu'il fut nommé organiste et recteur du chœur de Southwell. Il résida plusieurs années dans ce lieu, et s'y maria à une femme de bonne famille, qui le rendit père de quinze enfants. En 1764 il se rendit à Londres, où il venait d'être appelé comme musicien de la chapelle royale. Peu de temps après, on le nomma sous-maitre de chant à la cathédrale de Saint-Paul. En 1780, il devint maître des enfants de la chapelle royale, et quatre ans après l'université de Cambridge lui conféra les degrés de docteur en musique. En 1784 il fut l'un des directeurs de la commémoration de Haendel. Il se retira de la chapelle royale et de tous ses autres emplois en 1805, et mourut en 1808. Ses restes furent déposés à l'abbaye de Westminster. Le docteur Ayrton a écrit beaucoup de musique d'église qui n'est connue qu'en Angleterre. Un de ses fils, homme d'esprit et de beaucoup d'instruction, passé pour avoir été le rédacteur principal du journal de musique connu sous le nom de the Harmonicon, qui a commencé à paraître en 1823, et qui a fini dans le cours de l'année 1833.
5AZAÏS (Pierre-Hyacinthe), né en 1743 à Ladern, village du Languedoc, près de Carcassonne, entra de très-bonne heure, comme enfant de chœur, à la cathédrale de cette ville. Vers l'âge de quinze ans, il fut placé à Auch, comme sous-maitre de musique, dans l'église métropolitaine. A vingt ans, on le choisit pour diriger un concert d'artistes et d'amateurs qui venait de s'établir à Marseille. Deux ans après, il vint à Paris, fit exécuter plusieurs motets au concert spirituel, reçut des conseils de Gossec et se lia d'amitié avec l'abbé Roussier. Le collège de Sorèze s'élevait à cette époque : Gossec, à qui le directeur de cet établissement avait demandé un maître de musique, lui adressa Azaïs, qui, avant de se rendre à sa destination, s'arrêta quelques mois à Toulouse, où il épousa Mlle Lépine, fille d'un facteur d'orgue, célèbre dans le midi de la France. Fixé à Sorèze, Azaïs y passa dix-sept ans. En 1783, il quitta ce lieu pour se rendre à Toulouse, où il continua de se livrer à l'enseignement et à la composition de la musique d'église. Il est mort dans cette ville, en 1796, âgé de cinquante-trois ans. En 1776, il avait publié une Méthode de musique sur un nouveau plan, à l'usage des élèves de l'école militaire, in-12. Il a fait paraître aussi, en 1780, douze sonates pour le violoncelle, six duos pour le même instrument, et six trios pour deux violes et basse. Outre ces ouvrages, il a laissé en manuscrit un grand nombre de messes et de motets dont son fils a perdu les partitions pendant la première révolution française.
7AZAÏS (Pierre-Hyacinthe), fils du précédent, est né à Sorèze, le 1er mars 1766. Admis dans l'école militaire de cette ville, il y fit de bonnes études, puis il entra dans la congrégation de la doctrine chrétienne, qu'il abandonna pour devenir secrétaire de l'évêque d'Oleron. D'abord partisan de la révolution de 1789, M. Azaïs en fut ensuite l'une des victimes. Condamné à la déportation par le tribunal d'Alby, après les événements du 18 fructidor, il fut obligé de se cacher; ce fut dans l'hospice des Sœurs de la Charité de Tarbes qu'il alla chercher un asile. Il paraît que, dans la solitude de cette maison, ses méditations le conduisirent à poser les bases du Système universel qui depuis lors lui a procuré une éclatante renommée. Devenu libre par la réforme du jugement rendu contre lui, il se retira à Bagnières pour se livrer à la rédaction de son système. Vers 1805, il vint à Paris où il essaya l'effet de ses idées sur le public par un ouvrage intitulé : Essais sur le monde : il avait alors près de quarante ans. Cette première publication lui fut utile et lui procura successivement les emplois de professeur d'histoire et de géographie au prytanée de Saint-Cyr, d'inspecteur de la librairie à Avignon et ensuite à Nancy, puis enfin sa nomination de recteur de l'académie de cette dernière ville, en 1815. La seconde restauration le priva de cet emploi. Depuis lors retiré à Paris, où il continua ses recherches sur l'application de ses principes de philosophie, Azaïs a pris part aux débats politiques par la publication de plusieurs brochures.
9Il n'est point dans l'objet de ce Dictionnaire de faire l'analyse des principes de la Vérité universelle exposés par Azaïs dans son Cours de philosophie générale, qui parut à Paris, en 1824, 8 vol. in-8°; je ne veux considérer ici ses idées que dans leur rapport avec l'acoustique et la musique. Déjà il avait jeté quelques-unes de ces idées dans le grand ouvrage qui vient d'être cité; mais depuis lors il leur a donné beau-
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