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Scan 350
La lutherie et les luthiers, 1889
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1Les résultats ne se firent pas attendre : une Exposition internationale s’ouvre à Paris en 1878, de grands festivals de musique orchestrale sont fondés dans le palais du Trocadéro. La maison Gand fournit à elle seule pour ces orchestres monstres : 51 violons, 18 altos, 18 violoncelles et 18 contrebasses. Tous ces instruments portent sur l’étiquette datée de 1878 la mention : Palais du Trocadéro. La plus grande partie a été rachetée par le Conservatoire pour les exercices d’orchestre des élèves. La section de la lutherie était représentée par de nombreux concurrents : le jury international délivre la grande médaille d’or à la maison Gand et Bernardel frères.
3Pour couronner ces succès, M. Eugène Gand est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
5Récompenses méritées et dont l’éclat rejaillit sur la lutherie française tout entière.
7M. Eugène Gand reste aujourd’hui l’un des représentants les plus accrédités de notre école de lutherie moderne. Ainsi que son père, il joint à ses talents du luthier la connaissance approfondie des vieux instruments, et il peut être cité en ce genre comme l’un des experts les plus notables et les plus consultés de l’époque actuelle.
9GAVINIÈS (FRANÇOIS). — Père du célèbre violoniste. Il était luthier à Bordeaux et amena en 1741 son fils à Paris, où il se fixa.
11Il fut maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d’instruments de la ville de Paris, pour l’année 1762. Ses instruments sont
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