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Scan 51
La lutherie et les luthiers, 1889
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1temporains qu’il avait inventé un instrument décrit en détail par Ganassi del Fontego dans sa Regola Rubertina dès 1543.
3Michel Praetorius, dans son Organografia¹, nous entretient avec détails des violoni et des contrebasses usitées de son temps en Allemagne, et les appelle violone ou contrabasso da Gamba. Elles avaient six cordes, six cases marquées sur la touche pour indiquer la place des doigts, et elles s’accordaient par quarte. Outre le violone ou contrabasso da Gamba, l’auteur cite encore le violone da Gamba sub bassa, plus grave que le violone ordinaire et s’accordant juste une octave au-dessous du ténor.
5La contrebasse, usitée en Italie et en Allemagne au commencement du xviiie siècle, l’était également dans les Flandres, où on l’employait surtout à l’accompagnement de la musique religieuse.
7Maître Daniel, luthier d’Anvers, en fit une en 1636, pour la chapelle du Saint-Sacrement de la cathédrale; en 1641, Théodore Verbruggen en fabriqua une pour le grand jubé de la même église. Il existe encore un de ces instruments à la cathédrale d’Anvers; il porte à l’intérieur l’étiquette suivante : Peeter Porlon tot Antwerpen, f. 1647. « Pierre Porlon m’a construit à Anvers en 1647². »
9¹. Deuxième volume du Syntagma musicum, etc. Paru à Wittemberg en 1615.
11². « Recherches sur les facteurs de clavecins et les luthiers d’Anvers, depuis le xviie siècle jusqu’au xixe », par le chev. Léon de Burbure. Publié dans les Bulletins de l’Académie des sciences, lettres, etc., de Belgique, 32e année, 2e série, t. XV, p. 361 et suiv.
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