Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 25

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

21 lines. Read by computer on 4 October 2026, twice; the two readings disagreed in places. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1que c’était à l’Italie seule que revenait l’honneur de la création du violon. Mais déjà en 1896, dans la petite notice écrite sur la famille des Médard, les luthiers lorrains, nous établissions que le premier des luthiers de ce nom, Claude, était mort avant 1597, à Nancy. Or, tous les auteurs s’accordent à dire qu’André Amati, le plus ancien des luthiers de l’Italie, dont on a vu un instrument daté de 1546 et qui figurait dans la collection du comte Cozio di Salabue, n’était à vrai dire qu’un rebec et qu’il avait été primitivement monté à trois cordes, sa transformation en violon à quatre cordes étant bien postérieure (1). one of two readings
2que c'était à l'Italie seule que revenait l'honneur de la création du violon. Mais déjà en 1896, dans la petite notice écrite sur la famille des Médard, les luthiers lorrains, nous établissions que le premier des luthiers de ce nom, Claude, était mort avant 1597, à Nancy. Or, tous les auteurs s'accordent à dire qu'André Amati, le plus ancien des luthiers de l'Italie, dont on a vu un instrument daté de 1546 et qui figurait dans la collection du comte Cozio di Salabue, n'était à vrai dire qu'un rebec et qu'il avait été primitivement monté à trois cordes, sa transformation en violon à quatre cordes étant bien postérieure (1). one of two readings
4D’autre part, si l’Italie peut, à juste titre, revendiquer un maître de l’importance d’un Amati, il est prouvé que la Lorraine, à la même époque, possédait des chefs d’école véritables, tant à Nancy, avec les Renauld et les Médard, qu’à Mirecourt, avec les Tywersus et les Dieudonné Montfort. one of two readings
5D'autre part, si l'Italie peut, à juste titre, revendiquer un maître de l'importance d'un Amati, il est prouvé que la Lorraine, à la même époque, possédait des chefs d'école véritables, tant à Nancy, avec les Renauld et les Médard, qu'à Mirecourt, avec les Tywersus et les Dieudonné Montfort. one of two readings
7D’après un manuscrit de M. Iverneau, de Mirecourt, datant de 1866 environ, « la lutherie de Mirecourt ne remonterait guère au delà de cent cinquante ans, et vers cette époque un luthier, élève d’Amati, dit-on, alla s’établir à Saint-Avold (Moselle), son pays natal, y enseigna son art à un jeune homme de Mirecourt, nommé Grandgérard, lequel, après son apprentissage, se fixa en cette ville et formait à son tour de nombreux élèves, les Médard, les Nicolas et autres ». one of two readings
8D'après un manuscrit de M. Iverneau, de Mirecourt, datant de 1866 environ, « la lutherie de Mirecourt ne remonterait guère au delà de cent cinquante ans, et vers cette époque un luthier, élève d'Amati, dit-on, alla s'établir à Saint-Avold (Moselle), son pays natal, y enseigna son art à un jeune homme de Mirecourt, nommé Grandgérard, lequel, après son apprentissage, se fixa en cette ville et formait à son tour de nombreux élèves, les Médard, les Nicolas et autres ». one of two readings
10Nous avons cité ici, pour la forme, cette assertion, qui nous paraît fantaisiste sur plusieurs points, d’abord parce que, en se reportant à cent cinquante ans environ avant 1866, on arrive à la date de 1716 et que les Médard exerçaient déjà à Nancy avant 1597. one of two readings
11Nous avons cité ici, pour la forme, cette assertion, qui nous paraît fantaisiste sur plusieurs points, d'abord parce que, en se reportant à cent cinquante ans environ avant 1866, on arrive à la date de 1716 et que les Médard exerçaient déjà à Nancy avant 1597. one of two readings
13Ensuite les Nicolas datent de la seconde moitié du xviii e siècle, et le nom du premier luthier, Grandgérard à Mirecourt, nous y apparaît en 1776 dans les registres des contribuables.
15De plus, la lutherie de Mirecourt, d’après les documents des archives, indique Dieudonné Montfort, faiseur de violons, en 1602. one of two readings
16De plus, la lutherie de Mirecourt, d'après les documents des archives, indique Dieudonné Montfort, faiseur de violons, en 1602. one of two readings
18Nous avons voulu, cependant, examiner sérieusement la ques-
20(1) Georges HART, Le Violon, p. 66.

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