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Scan 26
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1tion, et nos recherches à Saint-Avold n'ont abouti qu'à nous indiquer un luthier que nous rencontrions d'abord à Nancy vers 1750, Christophe Ray ou Rech, puis se fixant à Saint-Avold, en 1757. Nous dirons, à propos de Tyversus, ce qui semblerait se rattacher à l'indication très vague et aucunement documentée de M. Iverneau.
3Jusqu'ici quelques auteurs ont écrit sur les luthiers et sur l'art de la lutherie. Ils se sont adressés, n'étant pas praticiens, à quelques luthiers contemporains, et ont ainsi recueilli des documents verbaux plus ou moins authentiques.
5Tels les ouvrages de M. Vidal, de M. Laurent Grillet, qui reproduit à peu près celui du précédent, et de plusieurs autres auteurs.
7Il nous a paru indispensable, pour écrire une telle étude, de puiser les renseignements aux sources des archives. Depuis 1882, nous avons dirigé nos recherches dans les registres de l'état civil de Nancy, de Mirecourt et d'autres villes lorraines, ainsi que dans ceux des contribuables et des corporations jusqu'en 1789.
9Nous présentons donc ici un travail documenté où rien ne doit être laissé aux suppositions et à la fantaisie, et qui relève forcément des erreurs nombreuses commises jusqu'ici. Ces rectifications portent sur les noms des Lupot, des Jacquot, des Vuillaume, des Nicolas et jusque sur les familles des petits maîtres dont on sera surpris de retrouver des descendants émigrés en France et dont on ne soupçonnait pas l'origine lorraine.
11Nos recherches ont été des plus productives et à la nomenclature biographique des maîtres et luthiers des siècles passés, appartenant véritablement au duché de Lorraine, nous avons réuni, dans ce travail, celle des maîtres et des luthiers devenus français de nationalité lors de l'annexion à la France, ainsi que celle des luthiers d'origine véritablement française.
13Indiquons, à titre de preuves, les transformations que la lutherie italienne voyait s'opérer, notamment à Brescia, vers la seconde moitié du xviè siècle.
15Une de ces preuves se trouve dans les instruments rappelant les formes de la vièle à archet. Nous voulons parler de la viole que le célèbre Gaspard da Salo construisit et que l'on a pu
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