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Scan 30
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1vivace. Et ceci est d'autant plus remarquable, qu'il y a longtemps que les écoles illustres de Brescia et de Crémone ont disparu.
3Les archives de Mirecourt furent malheureusement détruites en 1475 et 1477, pendant les guerres entre René II et Charles le Téméraire, ainsi que le constate une requête de 1557, adressée par les habitants à Nicolas de Vaudémont.
5Il est curieux de remarquer que pour qualifier ceux qui construisaient les instruments à archet, on se servait, dès le XVIe siècle, dans les actes civils, de la mention : faiseurs de violons. De 1677 à 1737, on les appelle facteurs de violons, et ce n'est qu'en 1738, en Lorraine, dans les registres des contribuables et de l'état civil, qu'on voit apparaître le mot luthier, qui s'est conservé jusqu'ici pour désigner seul celui qui construit lui-même les instruments à cordes et à archet.
7M. Tolbecque, dans son intéressant livre L'Art du luthier, nomme les facteurs de violons violoniers, estimant qu'il convient de lancer ce mot nouveau pour qualifier plus véritablement ceux qui s'adonnèrent à la facture du violon. Nous sommes heureux de signaler à notre éminent confrère que cette appellation se rencontre dans les archives de notre Lorraine pour qualifier ceux qui, dans nos provinces, exerçaient cet art et cela dès le XVIIe siècle. Le mot fit donc fortune à cette époque et M. Tolbecque en sera satisfait; convenons qu'il était plus rationnel pour désigner les faiseurs de violons, violes, etc. que celui adopté généralement après. Le mot luthier, en effet, ne devrait indiquer que celui qui fait les luths, instruments à cordes pincées, abandonnés depuis longtemps, et non celui qui construit les instruments à archet.
9Dans l'ouvrage de M. Vidal (1), il n'est question que d'une cinquantaine de luthiers de Mirecourt.
11Nous avons donc pensé qu'il était utile de donner, non pas une liste brève de l'importante lutherie lorraine et française, mais un recueil biographique de chacun de ces artistes, en nombre considérable, si l'on songe que pendant les deux derniers siècles Mirecourt ne comptait pas plus de 1.500 à 2.000 habitants environ.
13(1) Vidal, Les Instruments à archet.
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