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Scan 31
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1Du reste, il est prouvé que les ducs de Lorraine reconnaissaient l’importance de cette école, puisque le duc François donna, le 15 mai 1732, des chartes pour les luthiers et faiseurs de violons de Mirecourt et de Mattaincourt (1).
3Dans ces chartes, nous relevons certains détails intéressants; les maîtres luthiers et faiseurs de violons de Mirecourt se plaignaient « des abus qui se glissent dans leur métier, demandant de les créer en corps de maîtrise, au moyen de quoi il se formera de bons maîtres qui, en servant bien le public, conserveront à la ville de Mirecourt la renommée qu’elle s’est autrefois acquise, de contenir d’habiles faiseurs d’instruments ».
5Cette dernière phrase de la charte de 1732, consacrant « la renommée autrefois acquise par la ville de Mirecourt, de contenir d’habiles faiseurs d’instruments », confirme catégoriquement ce que nous déclarions précédemment à ce sujet.
7Les faiseurs de violons et les luthiers eurent pour patronne sainte Cécile; tous les trois ans, on élisait un maître de la corporation, prêtant serment entre les mains du lieutenant-général, de deux échevins et d’un doyen de Mirecourt.
9Pour être reçu luthier, il fallait dix-huit mois d’apprentissage, avoir de bons certificats, faire un chef-d’œuvre selon les indications des maîtres et échevins et être examiné ensuite par les maîtres du corps, nommé par le maître de la confrérie. Le droit de réception était de 50 francs barrois, dont 25 appartenaient au domaine et le reste à la confrérie. Les fils de maîtres ou ceux qui en épousaient les veuves ne payaient que 25 francs.
11L’article 4 de ces règlements donnait au maître de la corporation, accompagné de deux échevins, le droit de saisir les ouvrages mal faits et de condamner les délinquants à 1 franc d’amende pour chaque pièce défectueuse. Ces visites avaient lieu quatre fois par an.
13Quant à l’article 7, il nous a donné la clé de la question que, jusqu’ici, personne n’avait soulevée ni résolue: celle de savoir pourquoi les luthiers anciens de Mirecourt marquaient leurs
15(1) Archives de la Lorraine, B 174, f° 65.
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