Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 43

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

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1ques et dans celui de notre distingué ami, M. Auguste Tolbecque (1). Nous les mentionnons rapidement :
3D’abord l’établi classique s’impose : les scies, les rabots, les ciseaux, les compas, les gouges, les bédanes, les canifs, les ratissoirs, le traçoir à fileter, le fer et le fourneau à ployer, les limes et les râpes, les compas à ressort, le couteau à détablir, les pointes aux âmes, les vis à tabler, les happes et les presses, les béquettes, les serre-joints ou entailles, les pince-barres, les mèches coniques ou louces, sont les outils indispensables au luthier. Viennent ensuite les pinceaux et ustensiles nécessaires au vernissage.
5La construction du violon est soumise à la progression suivante : le bois, le modèle et le moule choisis, on débite ce bois ; il faut ensuite mettre d’épaisseur, de longueur et de largeur ; on fait et colle les tasseaux, puis les coins, le montage du moule, des éclisses, les contre-éclisses, l’ébauchage de la table et du fond, le filetage. Viennent ensuite l’achèvement des voûtes, la gorge et la ragreyure, la mise d’épaisseur, le collage du fond, le traçage et le percement des \( ff \), le barrage de la table, le démoulage et le tablage, la confection du manche et son enclavement dans le tasseau du haut de l’instrument, la façon de la touche, son collage sur le manche, les sillets, la finition du manche, le vernissage, le montage, les chevilles, le bouton, le cordier, l’âme et le chevalet ajustés, et enfin les cordes.
7Voilà, dans leur ordre, les différentes opérations de la construction des violons, altos, violoncelles, etc.
9La grave question des épaisseurs variant avec la densité des bois employés, constitue une des qualités qui doivent caractériser l’instrument à construire. Le barrage contre-balance l’action de l’âme et doit être équilibré pour obtenir ainsi l’égalité des sons. Tous ces effets importants ne s’obtiennent que par l’étude personnelle et l’expérience du luthier, et c’est ce qui ne permet pas à un artiste véritable d’avoir des aides, surtout dans cette partie
11(1) A. Tolbecque, L’Art du Luthier.

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