Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 94

La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882

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1En même temps que les joueurs de flûte, nous venons de citer les tabourins ; il y avait des « petits tabourins » au nombre de deux, et celui de Charles III se nommait Didier le Petit.
3Une somme de soixante francs fut donnée, en 1560, à Jacques de Pont, fifre, et à Jehan Paticier, tabourineur, pour avoir, durant cet hiver, sonné les Allemandes en salle, devant la personne de Monseigneur.
5Les ducs de Lorraine, à l’exemple des souverains de France et d’Italie, avaient des nains et des bouffons attachés à leur cour ; la plus complète liberté de parler était accordée à ces personnages, qui profitaient toujours de cet avantage pour décocher quelques traits hardis à l’adresse des courtisans. En 1546, trois nains remplissaient ces fonctions, et, en 1576, Arvellos et Cristolloni, bouffons espagnols, jouèrent des instruments, devant Charles III, dans la salle des Cerfs, au palais ducal.
7Les trompes de chasse étaient achetées à Metz, sous les règnes précédents, mais, sous Charles III, un nommé Jacques Pichommi, de Nancy, les fabriquait, en 1564¹ ; en 1560, Hanus Malherbe, faiseur de trompes, demeurant à Sedan, reçut cent soixante francs, qu’il a plu à Monseigneur de luy faire don, pour dix trompes de chasse qu’il avait fait présent à mondit seigneur ; cependant, en 1572, on en fit venir quatorze de la même ville de Sedan, qui eut fort longtemps la renommée pour la fabrication de ces instruments ; les quatorze trompes coûtèrent deux cent vingt-quatre francs, soit seize francs chacune.
9La trompe de chasse dont se servait le duc était entourée d’un cordon de soie rouge et jaune, couleurs de sa maison.
11¹. Archives, B. 1318.

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