Books › Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876 › scan 39
Scan 39
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
9 lines. Read by computer on 28 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1anciens touchaient la lyre de deux manières, en pinçant les cordes avec les doigts ou en les frappant avec un instrument que les Romains nommaient plectrum et les Grecs πλεκτρον. Le plectrum était un petit bâton généralement fait d’ivoire ou de bois poli, dont le musicien se servait de la main droite. Nous sommes parfaitement édifiés aujourd’hui sur la forme et l’usage du plectrum¹. Mais les auteurs dont nous venons de parler ont traduit ce mot par archet, et de là une confusion facile à comprendre.
3Vigenère termine sa trop longue dissertation sur les instruments, en citant la statue d’Apollo fidicen et la médaille de la famille Scribonia, indiquées par Valeriano, et conclut nécessairement à l’existence des instruments à archet chez les anciens, en se couvrant de : « l’autorité d’un autheur (Valeriano), lequel estoit en son temps un très-excellent personnage ès-recherches de l’antiquité. »
5Tout ce qui s’est écrit depuis sur cette question n’a rien produit de nouveau en faveur de l’affirmative. En 1729, on a publié un opuscule qui a remis au jour tous les arguments de Valeriano et de Vigenère². Ce petit livre, imprimé longtemps après la mort de son auteur, n’était certainement pas destiné par lui à voir le jour ; il a eu plusieurs éditions, ce qui est regrettable, car il est rempli d’inexactitudes qui se sont d’autant plus facilement propagées, que l’abbé de Châteauneuf était un homme d’esprit et passant pour ne pas manquer d’érudition.
7¹. Burette, Dissertation sur la symphonie des anciens. Acad. des inscript. et belles-lettres, an. 1723, tome IV, p. 128.
8². Dialogue sur la musique des anciens, par l’abbé de Châteauneuf. Paris, 1735. L’auteur, mort en 1709, était le parrain de Voltaire, et la dernière passion de Ninon de Lenclos.
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.