Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 419

Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876

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1CHAPITRE I.
3Joculatores; un autre, de la même année, range les histrions parmi les individus notés d’infamie¹.
5On voit par ce qui précède qu’il y avait eu une décadence marquée depuis que les bardes avaient fait entendre leurs premiers chants, et cependant quelques contrées étaient restées fidèles à ces vieilles traditions poétiques et musicales. Les pays d’origine gaele et kymrique, comme la Bretagne armoricaine en France, la Cambrie ou pays de Galles en Angleterre, l’Irlande et l’Écosse, avaient conservé leurs poëtes chanteurs populaires.
7Les bardes, dans l’Armorique et la Cambrie, chantaient toujours les actions héroïques en s’accompagnant de leurs instruments. Les poésies armoricaines, appelées lais, furent la source où puisèrent largement les trouvères et les jongleurs du moyen âge². Nous retrouvons en Cambrie un monument historique qui nous fixe d’une manière positive sur l’importance du barde au xᵉ siècle dans ce pays. Le roi Howell Dda, surnommé le Bon, qui régna de 904 à 948, a laissé un recueil de lois dans lequel il assigne à chaque classe sociale ses privilèges et ses devoirs³. Le musicien et le barde ne sont pas oubliés.
9¹. «… Ut episcopi et abbates et abbatissae cupplas canum non habeant, nec falcones, nec accipitres, nec Joculatores. » (Loc. cit., ann. 789, tome Ier, § xv, page 244.) — De accusatione vilium personarum «… Item placuit ut omnes servi vel proprii liberti ad accusationem non admittantur. Omnes etiam infamiæ maculis aspersi, id est Histriones ac turpitudinibus subjectæ personæ, haëretici etiam sive Pagani sive Judæi. » (Loc. cit., ann. 789, tome Ier, § XLIV, page 229.)
11². « Nous n’avons aucun des ouvrages poétiques des anciens Gaulois. Nous savons seulement par les historiens quel en était le fond, mais nous ignorons absolument quelle en était la forme. Nous ne connaissons ensuite les lais bretons que par les traductions des Trouvères. » (L’abbé de la Rue, les Trouvères anglo-normands, tome Ier, page 40.)
13³. Leges Wallicæ Hæli boni et aliorum Walliæ principum, traduit du kymrique en

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