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Scan 422
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1à la cour des rois de Cambrie au x° siècle étaient : la harpe, l’instrument légendaire du barde, le crouth, instrument à archet dont nous avons longuement parlé¹, et le fameux Bag-pipe, qui aujourd’hui encore mène les Écossais au combat².
3Les efforts tentés par Charlemagne pour ramener à une conduite plus régulière les Joculatores eurent-ils de bons résultats? Dans certaines contrées de la France, il est permis de le croire.
5En Normandie, par exemple, lorsque le duc Richard II entreprit au commencement du xi° siècle la réforme des couvents, il fit venir de Dijon un abbé nommé Guillaume, auquel il confia cette mission difficile. Parmi les innovations qui sont dues à ce dernier, nous voyons s’établir une confrérie de frères Jongleurs dans l’abbaye de Saint-Martin de Fécamp. Disons de suite que plus tard, en 1402, dans la même abbaye, l’abbé Radulphe accorda une nouvelle charte à cette confrérie, qui, sauf quelques interruptions, avait continué à exister.
7Les détails manquent sur cette institution, l’une des plus curieuses du moyen âge ; mais le texte de la charte accordée par l’abbé Radulphe a été conservé³, et les détails qu’il fournit sont assez précis pour nous éclairer sur sa nature.
9¹. Voir les Instruments à archet, chap. II.
10². Wotton traduit pibeu par fistula, ce qui reviendrait en français à chalumeau, flageolet, etc.; mais le mot pibeu désigne évidemment le pibock des Écossais (en anglais bag-pipe), le biniou des Bretons armoricains, autrement dit la cornemuse, instrument d’origine gaelle. La traduction latine devrait être stiva (Du Cange); nos poètes du moyen âge appellent le pibeu : estives de Cornouailles.
11³. M. Le Roux de Lincy, dans son Histoire de l’abbaye de Fécamp, Rouen, 1840, 1 vol. in-8°, donne le texte de cette charte in extenso, p. 378 et suiv.
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