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Scan 47
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1CHAPITRE II.
3La Vielle.
4Mais avant d’entreprendre ce que nous avons à en dire, nous devons parler d’abord d’un instrument qui a donné lieu à de nombreuses discussions, la Rote, dont le nom est cité dès le xi\textsuperscript{e} siècle\textsuperscript{1}, et reproduit dans la plupart des poésies du moyen âge. Quelques érudits la rangent parmi les instruments à archet; d’autres, au contraire, n’hésitent pas à la comprendre dans la classe de ceux à cordes pincées\textsuperscript{2}: nous partageons cette dernière opinion, qui se trouve confirmée par tous les textes anciens où se rencontre le mot de rote. Sans entrer ici dans le détail des discussions qui ont eu lieu à ce sujet, nous nous contenterons de citer quelques lignes écrites par un savant profond et consciencieux\textsuperscript{3}, dont l’opinion a un grand poids, le P. Anselm Schubiger, qui en parle longuement dans son remarquable ouvrage sur l’école de chant
61. Constantin l’Africain, mort en 1087, s’exprime ainsi dans son traité intitulé De morborum cognitione et curatione, page 14, livre I\textsuperscript{er}, dans le chap.: De stupore mentis: « Ante infirmum dulcis sonitus fiat de musicorum generibus, sicut: campanula, vidula, rota & similibus. » (Éd. de Bâle, 1539.)
82. Voir pour cette discussion sur la rote:
9P. Lacroix, le Moyen Age et la Renaissance, tome IV;
10De Coussemaker, Essai sur les instruments de musique au moyen âge, publié dans les Annales archéologiques de Didron, tome III;
11Bottée de Toulmont, Dissertation sur les instruments de musique au moyen âge, publiée dans le tome XVII des Mémoires des antiquaires de France;
12Fétis, Antoine Stradivari. Paris, 1856, pages 27 et 28.
143. Das siebensaitige Psalterium war es vorzugsweise, dem die alten Mönche St-Gallens die Deutsche Benennung Rota gaben… Notker Labeo, beschreibt sie (die Rota) in seinen Deutschen Musikwerke folgenderweise: « Die Leier und die Rota haben sieben gleich gefärbte Saiten. Das Psalterium, die Rota, ist eine art Organum; ein Saiteninstrument, das mit den Händen gespielt wird. Die Rota ist gebaut wie das Tintinabulum und Glockenspiel. »
15Der gleiche gibt in seinen Deutschen Psalmen den Ausdruck Psalterium ebenfalls mit « Rotum » und schreibt darüber: « Nachdem die Musiker und Spielleute dieses Instrument zu ihrem Gewerbe verwendeten, so gaben sie ihm auch eine bequemere
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