Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 127

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1cles, dont elle sera le centre, se former successivement, s'agrandir et se prolonger autour d'elle.
3A cette égalité parfaite se joignent, en vertu des mêmes procédés, une force et une rondeur qui ne se trouvent que là. Ses sons corsés et robustes ont une plénitude si marquée, qu'un fin connaisseur, rien qu'à les entendre, dirait comme par inspiration. L'instrument qu'on joue est un Stradivarius. Si quelquefois on rencontre dans les quatrièmes de ses violons les sons d'un tonneau vide, comme dans les Bocquay, il faut s'en prendre aux dégradateurs de ses chefs-d'œuvre ; ils avaient tous dans le principe des sons épais, et jamais de gros sons ; je défie d'en trouver un seul qui sonne la quinte et soit vierge.
5En travaillant pour l'oreille, Stradivarius a également travaillé pour les yeux : les formes gracieuses de ses violons, le superbe coloris dont il les a parés, en sont la double preuve. Comme ses voûtes sont belles ! comme l'ascension et la descente se nuancent imperceptiblement ! comme ses ouïes sont dessinées et tranchées ! On leur reproche cependant quelquefois d'être percées un peu trop bas, et de ne pas diviser assez exactement le diapason de la table. Mais ce défaut quelconque est moins celui de l'homme que celui de son siècle. Il serait bien moins sensible, si pour la commodité de nos doigts, pour le besoin de

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