Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 129

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1tous les genres : omne tulit punctum. Le fond, la forme, le coup d’œil que présentent ses ravissants ouvrages offrent un ensemble auquel l’imagination même ne peut rien ajouter. En un mot, soit pour le dessin, soit pour l’ordonnance, soit pour le ton du coloris, tout est achevé et du fini le plus précieux dans chacun de ses magnifiques tableaux, dont il est à la fois le Raphaël et le Rubens. S’il se fût élevé dans son siècle un concours où les grands maîtres luthiers eussent tous comparu avec leurs chefs-d’œuvre, les cinq Amati eussent obtenu une mention honorable; Stainer eût gagné l’accessit; mais d’emblée, et d’une seule voix, Stradivarius eût emporté le prix.
3Tels sont les sept sages de la lutherie, les sept législateurs de l’art, dont les six premiers ne sont qu’admirables, chacun dans leur genre, tandis que le dernier est la perfection même.
5Formés à l’école italienne, et trop fiers pour ne travailler à leur compte que sub disciplina, Joseph Gouarnerius, élève d’Antoine Stradivarius, et Pierre Gouarnerius, élève de Jérôme Amati, voulaient à leur tour être originaux comme leurs maîtres; mais ils ne s’apercevaient pas que déjà les vrais principes étaient fixés, et que tenter d’autres routes pour atteindre à leur gloire, c’était se condamner d’avance à rester en chemin. Aussi sont-ils d’une classe bien inférieure. Au défaut

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