Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 130

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1de nos hommages, ils voudront bien se contenter de nos éloges ; c'est tout au plus ce qui leur appartient. En rabattant avec eux de notre admiration, nous descendrons à l'estime, et leurs droits seront acquittés.
3Ce Joseph Gouarnerius, au vernis et au coloris près, qu'il emprunta de Stradivarius, fut donc comme lui vraiment original, mais il n'eut ni la légèreté de sa main, ni la fécondité de son génie ; en se frayant une mauvaise route, il dévia du but, et n'atteignit pas la vérité. Soit amour-propre, soit jalousie, soit plutôt la ridicule ambition du mieux, comme si le mieux, qui déjà est l'ennemi du bien, ne devenait pas une absurdité, du moment que la perfection existe ; il voulût avoir des principes, une méthode, des sons, qui fussent à lui et qu'aucun de ses prédécesseurs ne pût revendiquer ; mais, opposé à eux tous sur tous les points, il n'en fut pas moins toujours semblable à lui-même et conséquent dans ses procédés. D'abord il rapetissa le modèle, ce qui paraît d'autant plus étrange qu'il fortifiait ses épaisseurs ; il aplatit les voûtes, ce qui du moins était mieux raisonné d'après ce surcroît de force. Ses proportions d'ailleurs sont exactes, ses voûtes artistement fondues ; les épaisseurs des deux tables, parfaitement égales dans les centres à celles de Stradivarius, augmen-

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