Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 132

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1même des Stradivarius, tant le brillant extraordinaire des trois premières cordes en impose à leurs oreilles. C'est bien dommage que cette malheureuse et trop charitable quatrième s'épuise pour des ingrates qui l'absorbent. Je ne vois qu'un moyen de la venger : ce serait de les forcer à restitution, de former de leur superflu le nécessaire de leur prodigue bienfaitrice, et, pour parler sans figure, de prendre sur le haut de ses violons pour rectifier le bas. Tout consisterait, sans altérer l'original, à transposer l'âme, et à raisonner le chevalet de manière à obtenir l'égalité. Ces deux moyens me semblent indispensables, sinon comme remèdes spécifiques, du moins comme palliatifs à peu près suffisants ; et les luthiers seront éternellement obligés d'y avoir recours, à moins que, renonçant à la quatrième, à laquelle on tient plus aujourd'hui que jamais, les musiciens actuels ne reviennent au trichordon des anciens, ou que quelque révolution imprévue ne nous fasse rétrograder tout d'un coup jusqu'en 1240, et au siècle de Colin Muset, ce qui probablement n'arrivera pas de sitôt.
3PIERRE GOUARNERIUS, bien plus fini dans son travail, était, malgré des défauts majeurs, un excellent ouvrier. Nous avons de lui des violons bien traités à l'extérieur, bien filetés, bien vernis, d'une superbe facture. Le modèle en est large,

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