Scan 172
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1quoi qu’en disent certains amateurs, la véritable force. Je perds mon nom, si, dans un vaste local, et à une certaine distance, ces sortes de violons, qui devraient faire trembler la voûte, ne sont pas enterrés par les violons les plus ordinaires, armés au moins de toutes leurs puissances. Ainsi, vous n’avez plus dans vos originaux qu’une valeur nominale ou putative ; l’œil et l’oreille ont également à se plaindre ; et, dans ces instruments décomposés et déformés tout à la fois, il ne vous reste, en dernière analyse, que le caput mortuum du son et l’ombre du tableau.
3Propriétaires de crémones, qui peut-être vous êtes épuisés pour en faire l’acquisition, ne vous endettez pas pour les sacrifier. S’ils ont eu le bonheur d’échapper jusqu’ici à la question et au tourment des presses, remerciez le hasard. Instruits par l’expérience de tant d’autres qui ne jouissent pas du même avantage, gardez-vous d’avoir jamais recours à un remède plus que violent, qui rarement est proposable, même à la dernière extrémité ; quand d’ailleurs, à la fin de cet ouvrage, je vous offre un traitement doux, calmant, restaurant, qui détruira le mal jusque dans sa racine, et sera de plus un préservatif pour vous en garantir.
5Vous ne forceriez pas impunément la nature, et c’est sur votre oreille, comme sur vos instruments,
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