Scan 64
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1térêts un professeur habile et un amateur instruit? Quand, avant de procéder à la vente d'un superbe édifice, il est question d'en apprécier la valeur, les dimensions, la solidité, les rapports, et qu'il n'existe plus d'architectes pour l'arbitrage, il est dans l'ordre de recueillir les voix des locataires; mais si ceux-ci s'en vont avant le terme, la prise et l'adjudication doivent-elles en souffrir? Non: on en sera quitte pour une estimation hasardée et fautive, dont au surplus les enchères pourront couvrir ou réparer le vice.
3Or voilà le triste cas où s'est trouvé l'auteur de l'Essai. Il prend la peine de nous avertir qu'il entre dans la composition d'un violon, du bois, des cordes, une touche, un chevalet, des chevilles, un bouton, un archet qui ne mord pas sans colophane, et nous nous en doutions déjà bien; puis, embrassant la totalité de l'instrument, pour rendre l'article moins incomplet, il ajoute confidemment que la table est de cèdre, le fond et les éclisses d'un bel et bon bois de hêtre, ce que nous ignorions complètement. Il nous apprend aussi que le bas du violon, aux extrémités de la queue, est la partie de l'instrument qui fatigue davantage, tandis qu'il est démontré que la charge est bien plus lourde depuis la touche jusqu'au sillet, dans le haut, et aux approches du manche.
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