Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 66

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1de transporter cette application à tous les autres du même genre, qui ne sont que des dérivés, c'est-à-dire des Violons plus ou moins grands, depuis la pochette du maître à danser jusqu'à la contre-basse (1). L'identité des règles est déterminée par celle des proportions, qui sont exactement les mêmes. Je dois épargner au lecteur des répétitions aussi fastidieuses que superflues, qui n'aboutiraient qu'à changer une brochure en un in-folio. J'abrégerai d'ailleurs autant que faire se pourra, de peur d'abuser de sa patience. Certaines personnes, qui s'effarouchent au seul mot de principes, me trouveront nécessairement trop obscur ou trop long. Je ne saurais m'accommoder
3(1) Tous les auteurs modernes ont distribué largement des brevets d'invention à chacun de ceux qui les premiers ont mis en usage l'alto, le violoncelle, la contre-basse, et à qui il n'appartenait que des brevets de copie. Cette libéralité, plus que gratuite, me paraît en outre souverainement injuste. Non, le titre suprême de créateur n'est point un titre banal. Le rappetisseur et l'extendeur d'un modèle donné n'y ont aucun droit. C'est ce que j'ose avancer en dépit des écrivains prodigues et des individus usurpateurs. L'archi-luth, par exemple, ne dut être jadis qu'un luth plus gros et plus allongé. Si jamais il prend fantaisie à un musicien de commander, ou à un luthier de construire une archi-contre-basse, c'est-à-dire un instrument gigantesque entre lequel et la basse ordinaire la contre-basse actuelle soit moyenne proportionnelle, l'inventeur du violon, ou sa cendre, si elle se ranime, aura droit d'en revendiquer la découverte.

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