Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 67

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1à leur goût. Je n'ai pas l'art d'être court avec ceux pour qui tout est de trop, ni clair et lumineux pour quiconque ne veut pas être attentif. Il me suffira d'engager charitalement ces sortes d'individus à se mettre à leur aise, et à tourner sans façon les feuillets qui pourront leur déplaire. Je préviens donc le public que tous les détails notés ci-dessous par numéros sont uniquement pour les vrais artistes capables de saisir l'enchaînement des principes et d'en sentir les conséquences. Quant aux manœuvres, pour qui la routine est tout et la raison rien, je leur conseille de les passer.
3La fabrication du Violon, ainsi que de l'alto, la basse et la contre-basse, suppose des connaissances d'une certaine étendue, sans lesquelles l'ouvrier qui opère à l'aventure ne sera jamais qu'un luthier malgré lui, une ombre de luthier. Or je réduis à huit chefs principaux ces connaissances indispensables : l'équilibre de l'air, la nature des bois, la grandeur des modèles; la graduation des épaisseurs, la hauteur des voûtes, le percement des ouïes, le rapport des parties à l'ensemble, la composition et la teinte du vernis.
51° L'ÉQUILIBRE DE L'AIR. La capacité du violon renferme un espace vide, et ce vide n'est qu'apparent; autrement la possibilité du son serait une pure chimère, attendu que le néant est sans

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