Scan 87
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
4 lines. Read by computer on 30 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1chet est la pierre de touche, le son est l’accusateur, l’oreille est le juge. Or, parmi les charges suivantes, une seule suffit pour motiver l’arrêt qui les condamne. Si la table fléchit sous le chevalet; si le Violon ne tient pas l’accord; s’il y a sur les sons un crépe, un nuage; si leur grosseur boursouflée est sans ronflement et sans reflet; si les notes ingrates s’assoupissent ou résistent à l’aiguillon de l’archet; si elles veulent être tançées plus fortement pour marcher à l’égalité des autres; surtout si le bourdon, disproportionné d’avec ses trois collègues, rend un gros son vide, lors même qu’il est composé d’un boyau et d’un filagramme trop fins; en un mot, si cette quatrième, tirant sensiblement sur la quinte ou sonnant le tambour, présente à l’oreille une vraie détonation, ou une charge ridicule qui donne à un seul coffre l’air de la pluralité; dès lors la cause est finie, le deficit est évident: le rabot a trop entamé, le bois manque, le fond ou la table sont trop lièges, et peut-être l’un et l’autre; le centre du repoussoir est mince, les rayons sont minces, le tout est mince; le son, qui n’a point de saillie, s’avachit et ne bondit plus; la voix s’éteint faute d’étoffe dans le physique de l’organe, et la mollesse des matériaux prouve invinciblement leur parfaite nullité.
3Quel remède à tant de maux? Aucun. De pa-
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.