Scan 88
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1reils Violons, hors de toute épaisseur dans la concavité, doivent être hors de cours dans le commerce. Ils ne sont pas de vente. Comme il y aurait du danger à les mettre en circulation, et que d'ailleurs ils ne valent pas les frais de monture, c'est aux musiciens entre eux à faire la police et à les démonétiser, ou plutôt à les refuser net, comme n'étant pas actu et ne pouvant devenir monnaie courante et effets commerçables. Tout considéré, ce serait au feu à en faire justice, comme de pièces falsifiées ou tronquées. Du moins la réduction des métaux procure un massif appréciable, et des lingots ont leur valeur. Une façon nouvelle et l'addition d'une certaine quantité de matière propre suffisent pour en tirer parti; mais comme l'érable et le sapin ne se mettent ni en fusion ni en pâte, et qu'au surplus la vérité et l'unité du son ne résulteraient pas de la simple accolade de plusieurs pellicules ou esquilles de bois; tant pis pour le luthier: il a beau faire; avec ses jolies planches transparentes, avec ses croquets de Violons, il n'a droit qu'à des cendres…… Avis à ses pratiques.
3Mais ne seraient-ce pas peut-être les pratiques elles-mêmes qui font la loi au fabricateur et lui forcent la main? Il est vrai, et du moins dans Paris cette exigence absurde est le ton ordi-
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